La vigne date de l’époque romaine, et a connu une période difficile après le phylloxéra et la première guerre mondiale. Il était plus facile d’être maraicher dans la plaine, et pourtant la culture de la vigne ne s’est jamais totalement arrêtée. Il reste encore des parcelles à planter, sur des côteaux escarpés où le travail est difficile, et c’est ce qui explique le dynamisme de l’appellation. Une grande maison de négoce a beaucoup fait pour la notoriété de ces vins, qui explosent de fruit et s’apprécient à tout âge.
Le secteur de la Côte blonde est au sud, plus en finesse, alors que le secteur de la Côte brune est plus puissant. Beaucoup de producteurs assemblent les secteurs, et isolent maintenant des parcellaires.
C’est la limite nord de la vallée du Rhône et de la syrah, il arrivait que les raisins ne mûrissent pas suffisamment mais ce temps est révolu. La culture ne peut pas être mécanisée, il faut un équivalent temps plein par an pour travailler un hectare de vigne ! L’appellation a le vent en poupe et progresse, la culture biologique se diffuse et contribue à faire augmenter les prix et la qualité suit. Un grand vin c’est d’abord de beaux raisins !
Aujourd’hui il me semble difficile de trouver une Côte rôtie de qualité à moins de 40€, et souvent l’entrée de gamme est malheureusement plus proche des 50€ ! L’appellation a souvent des orages en août, et la vigne a besoin d’eau : c’est ce qui va faire la qualité du millésime et son potentiel de garde. Une belle Côte rôtie s’apprécie tout le temps…
Guigal a beaucoup fait pour la renommée de Côte rôtie, d’autres ont suivi et chacun a son style. Si la plupart sont sur une recherche de finesse et de fraicheur, certaines cuvées sont charpentées et imposent une garde pour s’apprécier. Barge, Bonnefond, Cuilleron, Duclaux, Gaillard, Gérin, Jamet, Pichon et Rostaing notamment sont établis depuis longtemps. D’autres les ont rejoints, comme Graeme et Julie Bott ou Julien Pilon.