Vivant au coeur de la vallée du Rhône, je suis devenu sensible et attentif aux évolutions météo. S'il est normal et souhaitable qu'il fasse froid en hiver et chaud en été, là l'été est arrivé d'un coup avec des records de chaleur pour un mois de mai, peu de temps après une période froide. La dernière canicule précoce était en juin 2019, et j'avais trouvé que les syrahs de ce millésime étaient plutôt dures et avec des tanins secs. Mais là à un moment où les baies ne sont pas encore développées, quel en sera l'impact ?
Le vigneron est d'abord un cultivateur, qui produit les plus beaux raisins possibles. Et s'il y a de nombreux paramètres, chaque parcelle est différente, chaque millésime a des caractéristiques générales comparables issues de deux variables impossibles à maîtriser : la température et la pluviométrie. Et en ce moment on vit un épisode météorologique fort, qui aura des incidences mais peut-être plus sur les jeunes vignes que les vieilles ? C'est comme pour les humains, les plantations récentes souffrent plus mais les vigne strès âgées également... Affaire à suivre !