Cinq générations à Mauves, au berceau du Saint-Joseph
À Mauves, sur la rive droite du Rhône, les Coursodon sont chez eux depuis plus d'un siècle : cinq générations se sont succédé dans ce village considéré comme le berceau du Saint-Joseph. L'arrière-grand-père Antonin portait déjà ses fûts à la foire de Tain ; Gustave les vendait dans les cafés parisiens avant de mettre en bouteilles ; Pierre a patiemment rassemblé des parcelles abandonnées pour replanter les coteaux de granit. Depuis 1998, c'est Jérôme Coursodon qui tient la barre.
Le domaine, une quinzaine d'hectares, est aujourd'hui entièrement dédié au Saint-Joseph, en rouge sur la syrah et en blanc sur la marsanne et la roussanne.
Des Saint-Joseph qui allient l'ampleur et la fraîcheur
Le style Coursodon, c'est de l'ampleur et de la matière, mais toujours tenues par la fraîcheur : des rouges aux tanins souples et soyeux, un fruit mûr sans lourdeur, cette vivacité qui donne envie de se resservir. Les blancs, en marsanne dominante, jouent l'élégance, sur les fruits jaunes, la minéralité et une jolie tension, sans jamais forcer le boisé.
Du Silice au Paradis Saint-Pierre
La gamme se parcourt facilement. Silice ouvre le bal, en rouge comme en blanc, la plus accessible et déjà très aboutie. L'Olivaie gagne en volume ; la Sensonne, élevée en fût neuf, vise plus ambitieux ; et le Paradis Saint-Pierre signe le haut de la gamme, tout en longueur et en précision, décliné en rouge comme en blanc. Deux Vins de France plus simples, aux noms qui ne se prennent pas au sérieux, complètent l'ensemble. Comptez d'une vingtaine d'euros à près de 70 € pour le Paradis Saint-Pierre rouge.
Franchement, pour un domaine de cette régularité au cœur de Saint-Joseph, ce sont de beaux flacons à garder en cave.







