Georges Vernay, le sauveur de Condrieu
Si le Condrieu existe encore, c'est en grande partie grâce à Georges Vernay. Dans les années 1960, l'appellation n'était plus qu'une poignée d'hectares, les vignerons ayant déserté les coteaux et arrachant le viognier au profit d'arbres fruitiers plus rentables. Georges a fait l'inverse : il a replanté, racheté, présidé l'appellation pendant trois décennies. On l'a surnommé « Monsieur Viognier ».
Fondé par son père Francis sur le fameux Coteau de Vernon, le domaine est aujourd'hui dirigé par sa fille Christine Vernay, qui l'a repris en 1996 et l'a hissé encore plus haut. Georges s'est éteint en 2017, mais son œuvre est là, sur ces coteaux qu'il a sauvés.
Le Coteau de Vernon, sommet du viognier
La cuvée-étendard, c'est le Condrieu Coteau de Vernon : issu de la parcelle historique, c'est sans doute l'expression ultime de l'appellation, tout en pureté, avec un vrai potentiel de garde, chose rare en Condrieu. Les Chaillées de l'Enfer, plus droit et minéral, en est le complément parfait.
Mais le domaine ne se limite pas au viognier : sa Côte-Rôtie Maison Rouge, charnue et fine à la fois, portée par un boisé élégant, montre une belle main sur la syrah aussi. Vingt-quatre hectares en tout, désormais conduits en agriculture biologique.
Christine Vernay, la relève à la vigne
Depuis près de trente ans, Christine Vernay perpétue et affine le style maison, aujourd'hui rejointe par sa fille Emma : la quatrième génération. Pour découvrir le domaine, on peut commencer par un autre Condrieu de la gamme ; pour l'émotion, le Coteau de Vernon reste une référence de l'appellation. Un monument du Rhône nord, à taille humaine.




