Du commerce du vin à ses propres vignes
Pierre-Jean Villa est venu au vin par une autre porte : celle du commerce, dans de grandes maisons, avant de passer de l'autre côté et de faire le vin lui-même. Après une étape aux Vins de Vienne, il crée son propre domaine en 2009 à Chavanay, son coin du Rhône nord, en partant d'une poignée d'hectares.
Quinze ans plus tard, le domaine s'étend sur une vingtaine d'hectares, en agriculture biologique certifiée. Une trajectoire de vigneron qui a tout construit pièce par pièce, jusqu'au nouveau chai installé en 2022.
La finesse sur les deux rives du Rhône
Le fil rouge des vins de Villa, c'est la finesse, cherchée sur les deux rives du Rhône. En Côte-Rôtie, Carmina joue la fraîcheur et la pureté, Fongeant un style presque bourguignon, droit et taillé pour la garde. Le Condrieu Jardin Suspendu vise la tension et une finale saline plutôt que la lourdeur, un vin de gastronomie.
Le domaine explore aussi la rive gauche, à Seyssuel, dont les vins sortent en IGP (Esprit d'Antan) : de belles syrahs qui prennent de l'âge et de la personnalité. La gamme couvre encore le Saint-Joseph, en rouge (Tildé) comme en blanc (Saut de l'Ange, 100 % roussanne), et le Crozes-Hermitage. Partout, la même main délicate.
Une relève déjà à l'œuvre
Ce qui rend le domaine attachant aujourd'hui, c'est que la relève est déjà là : les deux enfants de Pierre-Jean, Hugo et Pauline, l'ont rejoint et poussent le travail vers des vinifications plus naturelles. Pour découvrir la maison, on commence par un Saint-Joseph ou le Condrieu ; pour la garde, on vise les Côte-Rôtie. Un nom du Rhône nord qui monte, à suivre de près.









